Stormproof joy

La vie est un champ de fleurs, et se rouler dedans, c'est chouette.

20 septembre 2008

Voilà un enfant, [...] qui semble plus difficile à élever qu'un canon.

Here is the commencement. Tatatazamm !! Eh oui en effet, je vais ici écrire à propos d'une des principales choses qui (je crois qu'on peut le dire ouioui) a fait de moi ce que je suis (hh). Eh oui en effet, c'est ce livre qui m'a appris l'existence de la brillantine, et sûrement aussi ce livre qui plus tard bien plus tard m'a amené a caller un gros peace & love sur mon sac et a être GATo des fleurs et des bisous (enfin toutes ces p'tites choses qui font que j'atterris dans la colonne de liens de Lily sous le nom de "grosse babos hahaha" |-)).
Cette chose donc est vous l'aurez compris (i) un livre, plus précisément un conte, de Maurice Druon (qui par ailleurs n'écrit absolument pas ce genre de truc/this kind of things dans sa vie), un conte de Maurice Druon donc, se titrant "Tistou les pouces verts" :D. Eeeeeeeh oui. Je tiens à préciser que j'étais grave in love de Tistou dans mon enfance, ilaytay mon idole. Bwef toussa pour finalement en mettre un petit extrait ici parce qu'il le mérite bien, comme ça vous achèterez tous le livre tellement vous aurez aimé et vous le lirez à tous vos enfants quand vous vivrez heureux 8). Et en plus vous vous bidonnerez vous aussi en le lisant, parce que Tistou c'est un peu comme Schrek sivouvoyéskejvedir.


"Où l'on confie Tistou à Monsieur Trounadisse, qui lui donne une leçon d'ordre

 

Sans doute le tempérament explosif de Monsieur Trounadisse lui venait-il d'une longue fréquentation des canons.

  Monsieur Trounadisse était l'homme de confiance de Monsieur Père. Monsieur Trounadisse surveillait les employés de l'usine et les comptaient chaque matin pour s'assurer qu'il n'en manquait aucun ; il regardait à l'intérieur des canons pour voir s'ils étaient bien droits ; il vérifiait le soir la fermeture des portes et souvent travaillait tard dans la nuit afin de contrôler l'alignement des chiffres dans les grands livres de comptes. Monsieur Trounadisse était un homme d'ordre.

  Aussi Monsieur Père avait-il pensé à lui pour poursuivre dès le lendemain l'éducation de Tistou.

  - Aujourd'hui, leçon de ville et leçon d'ordre ! cria Monsieur Trounadisse, debout dans le vestibule et comme s'il s'était adressé à un régiment.

  Il convient de préciser que Monsieur Trounadisse avait été dans l'armée avant d'être dans les canons, et s'il n'avait pas inventé la poudre, au moins il savait s'en servir. [...]

  - Une ville, commença Monsieur Trounadisse qui avait bien préparé la leçon, se compose, comme vous pouvez le voir, de rues, de monuments, de maisons et de gens qui habitent dans ces maisons. A votre avis, qu'est-ce qui est le plus important dans une ville ?

  - Le jardin des plantes, répondit Tistou.

  - Non, répliqua Monsieur Trounadisse, le plus important, dans une ville, c'est l'ordre. Nous allons donc visiter d'abord le monument où l'on maintient l'ordre. Sans ordre, une ville, un pays, une société, ne sont que du vent et ne peuvent durer. L'ordre est une chose indispensable et, pour conserver l'ordre, il faut punir le désordre !

[...]  - Et que fait-on des gens qui sèment le désordre ? demanda-t-il.

[...]  - On les met en prison, ici, déclara Monsieur Trounadisse en montrant à Tistou, d'un grand geste, un immense mur, tout gris, sans une fenêtre, un mur qui n'était pas normal.

  - C'est ça, la prison ? dit Tistou.

  - C'est cela, dit Monsieur Trounadisse. C'est le monument qui sert à maintenir l'ordre.

  Ils longèrent le mur et parvinrent devant une haute grille noire, hérissée de pointes piquantes. Et derrière la grille noire, on voyait d'autres grilles noires, et derrière le mur triste, d'autres murs tristes. Et tous les murs et toutes les grilles étaient également surmontés de piquants.

  - Pourquoi le maçon a-t-il mis ces vilains piquants partout ? demanda Tistou. A quoi cela sert-il ?

  - A empêcher les prisonniers de s'évader.

  - Si cette prison était moins laide, dit Tistou, ils auraient peut-être moins envie de s'en aller.

  Les joues de Monsieur Trounadisse devinrent aussi rouges que ses oreilles. "Etrange enfant, pensa-t-il. Toute son éducation est à faire."

  Et à haute voix, il ajouta :

  - Tu devrais savoir qu'un prisonnier est un homme méchant.

  - On le met donc là pour le guérir de sa méchanceté ? dit Tistou.

 - On le met là pour l'empêcher de nuire aux autres hommes.

 - Il guérirait sûrement plus vite si l'endroit était moins laid, dit encore Tistou.[...]

 Monsieur Trounadisse [...] écrivit sur le carnet de notes de Tistou :
  Cet enfant est à surveiller de près ; il se pose trop de questions."


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dessin : from the edition "le livre de poche jeunesse", 1995 du livre.

titre : extrait, pareil :P.

Posté par Kssandr à 14:48 - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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